Le Réseau d'Observation des Récifs Coralliens de Nouvelle-Calédonie

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Introduction :

La gestion du récif corallien, environnement fragile et indispensable à l’homme, passe par la connaissance de son état de santé et des perturbations qui le menace.

C’est là le premier objectif du RORC : fournir un état des lieux factuel aux gestionnaires de l’environnement, comme outil d’aide à la décision pour la préservation des récifs de Nouvelle-Calédonie. En complément, basé sur des techniques d’inventaire simples, le RORC offre la possibilité à tout un chacun d’être acteur de son environnement, en participant à l’acquisition de données biologiques.

Enfin, vecteur de sensibilisation fort, l’observation de la nature permet de mieux la comprendre pour mieux la préserver au quotidien.

L’Aquarium a été conçu comme la vitrine des lagons de Nouvelle-Calédonie inscrits au patrimoine mondial de l'Humanité. En tant que tel, l’aquarium est directement concerné par l’état de santé des récifs qui bordent les rivages et terres immergées de notre pays. C’est donc tout naturellement qu’il s’est associé à leur suivi dès 2006, en assurant la coordination des campagnes annuelles et, depuis 2013, en réalisant six stations en régie.

L’Aquarium est fier de participer et de promouvoir cette belle aventure.

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Crédit photo : M.Juncker (oeil)


HISTORIQUE

Avec l’avènement des bases de données internationales et la création du Global Coral Reef Monitoring Network (GCRMN), le suivi des récifs coralliens est devenu d’actualité à partir de 1995. L’objectif premier était de faire un bilan de l’état de santé des récifs coralliens à l’échelle du globe.

Afin d’harmoniser les données mais aussi de permettre à la société civile de s’investir dans ce suivi, un protocole a été élaboré pour réaliser des suivis participatifs à l’échelle de la planète (Reef Check) à partir de 1996.

La province Sud a tout de suite adhéré à la démarche en créant l’Observatoire des Récifs Coralliens (l’ORC) dès 1997, avec 18 stations réparties sur sept sites. Il s’agissait en premier lieu de tester la faisabilité d’un tel projet et d’établir un bilan de santé à l’échelle de la province Sud.

En 1999, une association a été créée pour pérenniser le réseau et mettre en place un réel suivi participatif avec l’implication de la société civile ; elle n’aura malheureusement pas eu le succès escompté. Le suivi a donc continué d’être assuré par des prestataires privés.

Grâce à l’Initiative Française pour les REcifs CORalliens (IFRECOR), le réseau a pu être étendu aux deux autres provinces à partir de 2003. Sous sa nouvelle appellation, le RORC représentait alors 27 stations réparties tout autour de la Grande Terre et dans les îles Loyauté (Lifou). De nouveau, des prestataires ont été chargés de mettre en place un suivi participatif, en assurant la formation et l’encadrement de plongeurs bénévoles.

Toutefois, par manque de structuration, cette expérience a également tourné court. Les suivis ont donc continué d’être assurés en régie par les prestataires, jusqu’à la création de l’association Pala Dalik début 2011.

L’essai a cette fois-ci été transformé puisque les cinq dernières campagnes annuelles de suivi ont été effectuées par des plongeurs bénévoles, dont les habitants des tribus du Grand Sud (Yaté, Île Ouen et Île des Pins).

Le réseau d’observation s’est également étoffé - atteignant à ce jour 57 stations de suivi - grâce aux contributions en espèces ou en nature de nouveaux partenaires comme Glencore, l’Observatoire de l’environnement en Nouvelle-Calédonie (OEIL), l’association Pala Dalik et l’Aquarium des Lagons.

La Nouvelle-Calédonie peut donc s’enorgueillir d’avoir un outil permettant d’apprécier l’évolution au cours du temps de la santé de ses récifs inscrits au Patrimoine Mondial de l’Humanité, qu’il convient dorénavant de pérenniser, car la dimension temporelle de cette information est fondamentale.

Le mot de Monsieur Richard FARMAN, Directeur de l'Aquarium des lagons

METHODE

Le protocole d'échantillonnage et les techniques utilisées pour le RORC sont reconnus par la communauté scientifique internationale.

Elles sont en effet appliquées dans plus de 80 pays bordés de récifs coralliens, sous l’appellation Reef Check.

 

METHODE RORC copy

Visualisez la methode : http://vimeo.com/118212920

Visualisez les résultats par sites :

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Île Ouen
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Mont-Dore
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Nouméa Sud
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Nouméa Centre
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Nouméa Nord
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Bourail
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Deva
En cours de création
Népoui
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Pouembout
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Koumac
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Ouégoa/Pouébo
En cours de création
Hienghène
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Poindimié
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Thio
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Yaté
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Île des Pins
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Prony
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Chateaubriand
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Luengoni
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Baie de Santal
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Le constat :

L'état de santé de la majorité des récifs du RORC est globalement stable dans le temps.

Les quelques dégradations notées sont récentes (datant de 2012-2013), hormis sur Népoui où le récif de Pindaï, attaqué par des acanthasters en 2004, ne s’est toujours pas régénéré.

Selon les données les plus récentes, les récifs sont globalement en bonne santé, particulièrement ceux proches de la barrière récifale, sous influence océanique. Certains récifs côtiers et intermédiaires - récifs d’îlots ou massifs coralliens de lagon - sont en mauvaise santé, subissant l’effet de perturbations naturelles (fortes houles, pluies dépressionnaires, prédation par l’étoile de mer dévoreuse de corail,aggravées par les actions de l'homme en amont, qui participent à l'érosion des sols et augmentent les apports de terre au lagon.

 

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"Les résultats sont encourageants"

Considérant la détérioration planétaire des récifs coralliens, dont 25 à 30% sont à ce jour sévèrement dégradés, et le rythme des dégradations qui s’accélère depuis 10 ans, les récifs calédoniens apparaissent relativement bien préservés.

Néanmoins, avec des impacts globalement limités à la frange côtière, on peut constater que la Nouvelle-Calédonie n’est pas à l’abri des menaces qui pèsent sur les récifs coralliens à l’échelle mondiale. Ici comme ailleurs, le développement côtier et la pollution issue du bassin versant sont les principales causes de destruction des récifs.

 

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" En plus d’être un signal d’alerte sur la santé des récifs de Nouvelle-Calédonie, le RORC s’est révélé être un formidable outil de communication pour sa préservation "

 

Téléchargez le livret de présentation du RORC en "cliquant ici"

 

 

Les rapports:

Téléchargez le rapport des sites de Nouméa centre et Mont-Dore en cliquant ici

 

Téléchargez le rapport des sites de Koumac et Poindimié en cliquant ici

 

Téléchargez le rapport IFRECOR et Province Sud en cliquant ici

 

 

" Contribuez vous aussi à ce réseau d’observation "

Contacts :

 

  • Gestion des partenariats

Aquarium des lagons, au (687) 26.27.31 ou par mail sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

  • Coordination des observateurs bénévoles

L’Association Pala Dalik, au (687) 75.03.33 ou par mail sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 

 

Pour plus de renseignements sur les stations RORC du Grand-Sud, RDV sur le site  www.oeil.nc

 

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