La population de tortues vertes résidant dans le Grand Lagon Sud

Financée par la Province Sud, le Conseil Coutumier Consultatif Environnemental (CCCE) et Vale Inco, cette thèse de Griffith University co-encadrée par l’Université de la Nouvelle-Calédonie et basée à l’Aquarium des lagons étudie la structure et la dynamique de la population des tortues vertes résidant dans le Grand Lagon Sud (GLS).

lagon aérien

Le contexte de l’étude : la tortue verte (Chelonia mydas) est inscrite sur la liste rouge de l'IUCN comme espèce en danger depuis  2004. Les seuls sites de pontes répertoriés dans le GLS sont situés sur l’Ile des Pins et en très petits nombres (moins de 10 individus par an). Les tortues vertes présentes dans les eaux néocalédoniennes font donc probablement partie d’une ou plusieurs populations résidentes qui s’y nourrissent et les tortues que l’on voit sont donc nées ailleurs.

La zone d’étude est située en Province Sud, elle s’étend de Yaté à l’Ile des Pins et fait une superficie de plus de 6000 km². Le GLS fait partie des 6 zones rajoutées à la liste du Patrimoine mondial en 2008 car l’ensemble a été identifié comme présentant un «intérêt international» en matière de conservation.

carte GLS

L’espèce étudiée est encore chassée pour sa chair et ses œufs sont prélevés dans les nids sur les plages de pontes pour leurs valeurs nutritives en Nouvelle-Calédonie mais également dans tout le Pacifique.

 Thib

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Cette étude constituera un point 0 sur cette espèce emblématique, fréquemment rencontrée dans les eaux Nouvelle-Calédonie. Elle permettra d’estimer la population de tortues vertes dans les eaux du Grand Lagon Sud, d’estimer sa dynamique (taux de survie et recrutement),  de tenter d’identifier les sites de pontes qu’elles utilisent dans le Pacifique, notamment en Australie et de préciser le régime alimentaire de ces tortues dans les eaux calédoniennes.

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