Financement participatif

LES TORTUNES MARINES ONT BESOIN DE VOUS!

 

L'Aquarium des Lagons lance un plan de financement participatif afin de récolter des fonds pour financer le suivi des tortues marines venant pondre dans la réserve naturelle de la mer de Corail.

Le balisage de tortues vertes permettra de savoir exactement où se situent leur sites de nourrissage et d’identifier leur routes migratoires. Identifier les différents sites fréquentés par les tortues au cours de leur vie et comprendre leurs déplacement fourniront des données essentielles pour mettre en place des plans de gestions efficaces pour la conservation de ces animaux en voie de disparition.

Une première mission a déjà eu lieu en décembre 2015 (pour suivre le chemin parcouru par les tortues, cliquez ici), cette mission sera poursuivie en 2016 et 2017, avec de nouvelles balises, mais cette fois-ci sur fonds propres. Et pour cela, nous avons besoin de vous!

 

Plus d'informations sur la mission de décembre 2015:

 

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Dans le cadre des missions de suivi de la fréquentation des tortues marines venant pondre sur les atolls d’Entrecasteaux, aire protégée du parc naturel de la mer de Corail, l’aquarium a intégré la mission organisée sur place par la direction des affaires maritimes de la Nouvelle-Calédonie. L’aquarium a équipé trois femelles tortues vertes de balises satellites pour suivre leurs migrations et identifier leurs zones d’alimentation.

La mission s'est déroulé à bord de l’AMBORELLA, du 07 au 18 décembre 2015.

Cette opération a été rendue possible grâce à la fourniture des balises par le National Marine Fisheries Service d’Hawaï, avec lequel l’aquarium collabore depuis 2006.

Cette collaboration entre la Direction des Affaires Maritimes de la Nouvelle-Calédonie et l’Aquarium des Lagons s’inscrit dans le cadre de l’acquisition de connaissances nécessaires à la gestion des populations de tortues vertes du Pays.

Les atolls d’Entrecasteaux sont une réserve naturelle (arrêté 2013-1003/GNC), le plus important site de ponte des tortues vertes du Pacifique Sud en dehors de l’Australie, ils font également partie des sites de Nouvelle-Calédonie inscrits sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO et du parc naturel de la mer de Corail.

Les travaux réalisés par l’aquarium sur cette espèce (thèse financée par la Province Sud, Vale et le Conseil Coutumier Consultatif de l’Environnement) montrent que 60% des tortues vertes du Grand Lagon Sud (GLS) proviendraient de ces atolls.

Les tortues sont des espèces migratrices qui possèdent un cycle de vie relativement complexe. Les femelles pondent des œufs sur la plage où elles sont nées. Après quelques mois d’incubation, les jeunes tortues sortent de l'œuf, émergent du nid, rejoignent le lagon et nagent activement vers le large pour gagner la haute mer. Elles entament alors une longue migration (> 10 ans) qui les conduira vers un site de nourrissage parfois situé à des milliers de kilomètres de leur plage de naissance. Après une quinzaine d’année sur ce site de nourrissage, elles commencent leur premier voyage de retour vers leur lieu de naissance, pour s’y reproduire. Après l’accouplement, les femelles montent sur la plage, creusent un trou dans le sable et y déposent leurs œufs. Après plusieurs pontes, les femelles retournent vers leurs aires de nourrissage.

Le balisage de tortues vertes à d’Entrecasteaux permettra de savoir exactement où se situent leur sites de nourrissage et d’identifier leur routes migratoires. Identifier les différents sites fréquentés par les tortues au cours de leur vie et comprendre leurs déplacement fournira des données essentielles pour mettre en place des plans de gestions efficaces pour la conservation de ces animaux en voie de disparition.

Les cartes des trajectoires seront affichées sur le site de l’Aquarium des lagons (http://www.aquarium.nc/fr/preparez-visite/actualites/333-suivi-des-tortues-balisees) et du gouvernement (www.affmar.gouv.nc).

 

Pour tout renseignement supplémentaire, merci de contacter:

Richard Farman Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Tél. : 26 02 80

Christophe Fonfreyde Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Tél. : 27 26 26

 

                                            Logo Gouvernement       Logo Parc naturel de la mer de Corail

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Les tortues marines en Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie peut s'enorgueillir d'abriter quatre des sept espèces existant au monde. Notre région est également le second site de ponte du Pacifique Sud pour les tortues vertes et les tortues grosse tête.

A l'aquarium vous pourrez observer des tortues grosse tête.

 

Les tortues caouanne ou tortues grosse tête (Caretta caretta)


Les tortues grosse tête ou tortues Caouanne (Caretta caretta) sont présentes dans les eaux tropicales et subtropicales des hémisphères nord et sud. A l'âge adulte, cette espèce mesure en moyenne 1 m et pèse environ 150 kg.

La tortue grosse tête est carnivore. Elle se nourrit essentiellement de crustacés, de mollusques, de poissons et d'échinodermes. Elle possède une tête énorme et ses mâchoires puissantes lui permettent de briser les carapaces et les coquilles des crustacés et mollusques dont elle se nourrit.

La tortue grosse tête est classée comme espèce « menacée d'extinction » par l'IUCN.

La tortue grosse tête vit relativement près des côtes à l'état adulte. Elle pond sur les plages de la côte Ouest et dans le Sud de la grande terre. La plage de la Roche Percée, à Bourail, est le deuxième site de ponte des tortues « grosse tête » pour la région du Pacifique Sud.

Effectif recensé en Nouvelle-Calédonie : 200 à 300 femelles
Longueur moyenne : 1 m
Poids moyen : 150 Kg
Critères d'identification : Grosse tête, 2 paires d'écailles préfrontales, 5 paires d'écailles costales, 2 griffes par patte.

Particularités : Cette tortue n'est pas consommée (on dit que sa chair sent mauvais). 90% des effectifs ont disparu en 50 ans.


Les tortues vertes (Chelonia mydas)


C'est la plus commune dans nos eaux. Sa carapace peut dépasser 1,25 mètre de long sur 1 mètre de large. Elle pèse jusqu'à 250 kg. Son nom, tortue verte, vient de la couleur de sa graisse. Sa chair est très appréciée. Les jeunes tortues vertes sont surtout carnivores (invertébrés, larves de poissons). Une fois adultes, elles changent de régime alimentaire et passent de longues heures à brouter les herbiers sous-marins. Le mâle est différencié de la femelle grâce à sa queue très longue et large.

Effectif recensé en Nouvelle-Calédonie : 1500 à 2000 femelles
Alimentation : herbivore (adulte) ; carnivore (juvénile)
Habitat : herbier
Critères d'identification : Bec denticulé, 1 paire d'écailles préfrontales, 4 paires d'écailles costales, 1 griffe par patte (rarement 2)
Longueur moyenne : 1,1 m
Poids moyen : 145 Kg

Particularités : Seule la tortue verte est autorisée à être pêchée et consommée sur dérogation, dans le cadre de cérémonies coutumières. L'effectif des tortues vertes a chuté de 50% en 20 ans. La tortue verte est classée comme espèce « menacée d'extinction » par l'IUCN.

Les tortues imbriquées ou tortues bonne écaille (Eretmochelys imbricata)


C'est la plus petite des tortues qui fréquentent notre lagon. Sa carapace est en forme de cœur. Elle ne dépasse pas 90 cm et pèse en moyenne 60 kg. Elle possède un bec saillant courbé vers le bas qui lui permet de déchiqueter corail, oursins, crabes…. Ce bec de faucon lui vaut la nomination anglaise « hawksbill turtle ».
Elle doit son nom à la couche externe de sa carapace qui est formée d'écailles épaisses imbriquées les unes dans les autres.

Effectif recensé en Nouvelle-Calédonie : 100 femelles
Alimentation : régime carnivore (coraux mous, éponges, crustacés, céphalopodes)
Habitat : près des récifs
Critères d'identification : Bec d'oiseau, 2 paires d'écailles préfrontales, 4 paires d'écailles costales, 2 griffes par patte, Carapace aux écailles superposées
Longueur moyenne : 0,9 m
Poids moyen : 60 Kg
Particularités : C'est sa magnifique carapace qui a fait sa perte car elle est très recherchée pour le commerce. La tortue bonne écaille est classée comme espèce « gravement menacée d'extinction » par l'IUCN.

 

Les tortues cuir ou tortues « Luth » (Dermochelys coriacea)


C'est la plus grosse des tortues marines actuelles. Sa carapace dépourvue d'écaille est recouverte de cuir d'où son nom anglais « leatherback turtle ». Très rare, elle peut atteindre 2 mètres et peser 800 kg. Cette tortue vit surtout en haute mer où elle se nourrit de calamars et méduses mais elle passe dans les eaux calédoniennes. Ses habitudes sont encore mal connues si ce n'est que ce reptile à sang froid peut réguler la température de son corps autant pour les eaux chaudes tropicales que les eaux froides des profondeurs (jusqu'à – 1.000 mètres).

Alimentation : essentiellement des méduses (parfois mollusques, algues, végétaux)
Habitat : haute mer
Critères d'identification : Dossière dépourvue d'écailles mais recouverte d'une peau (cuir bleuté). Sept carènes longitudinales. Corps dépourvu d'écailles
Longueur moyenne : 1,7 m
Poids moyen : 450 Kg

Particularités : on ne rencontre que rarement cette espèce, qui ne fait que se nourrir dans nos eaux calédoniennes. Elle est peu recherchée pour sa chair (considérée comme non comestible) mais les braconniers récupèrent ses œufs. La tortue luth est classée comme espèce « gravement menacée d'extinction » par l'IUCN.

Les tortues marines

Cycle de vie

Après environ deux mois d'incubation, une centaine de bébés tortues sortent d'un même nid (creusé dans le sable). L'émergence de ces bébés tortues se fait en plusieurs fois. Ils mesurent à peine 5 cm et possèdent une carapace encore molle. Ils rejoignent la mer le plus vite possible.

Quel est le sexe des bébés tortues ?
Chez les reptiles, le sexe est déterminé par la température. Les tortues marines étant des reptiles, c'est la température du nid qui détermine le sexe des bébés. Une température d'incubation chaude (entre 28,5 et 30°C) donne naissance à des femelles, tandis qu'une température plus froide (moins de 28,5°C) donne naissance à des mâles.

Une fois arrivés dans la mer, les bébés tortues profitent des grands courants marins pour s'éloigner des côtes. Ils commencent alors une longue migration vers leurs aires de nutrition. On connait mal cette partie de leur cycle de vie (d'où l'étude en collaboration avec Hawaii). Durant cette migration, les jeunes tortues se nourrissent des algues et de divers petits animaux qui se trouvent en surface. Une fois établie dans leur aire de nutrition (herbier, récif, lagon,…), chaque espèce de tortue marine a son régime alimentaire.

Animaux migrateurs

Après une trentaine d'années, les tortues marines sont en âge de se reproduire. Elles commencent alors leur long voyage de retour vers la plage où elles sont nées. Elles s'accouplent tous les deux à quatre ans. Ce sont des animaux migrateurs (mâles et femelles) qui parcourent des milliers de kilomètres entre leur aire de nutrition et leur aire de reproduction. Près de la plage, les mâles et les femelles s'accouplent. Les mâles retournent ensuite vers leurs aires de nutrition. Environ quatre semaines après l'accouplement, les femelles vont monter sur la plage où elles sont nées, la nuit, à marée montante. Elles creusent un trou dans le sable pour y déposer leurs œufs (pas plus grands qu'une balle de ping-pong). Chaque femelle pond en moyenne une centaine d'œufs par nid. Elles peuvent pondre trois à quatre fois pendant la saison des pontes avec 10-15 jours d'intervalle.

La saison des pontes en Nouvelle Calédonie se situe de novembre à mars (avril au plus tard). Après plusieurs pontes, les femelles retournent vers leurs aires de nutrition, parfois à des milliers de kilomètres de leurs plages de naissance. Aujourd'hui, on estime que seulement un bébé tortue sur mille parvient à l'âge adulte et peut se reproduire.

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Les tortues à l'aquarium



En voie d'extinction, les tortues marines sont des animaux fascinants. De tout temps, elles ont été recueillies, soignées et présentées à l’Aquarium de Nouméa. Au fil des ans, les tortues marines sont devenues l’une de ses principales espèces emblématiques.

Aujourd’hui, l’Aquarium des Lagons s’engage dans :

  1. les migrations des tortues grosse tête.
  2. la population de tortues vertes résidant dans le Grand Lagon Sud
  • Des mesures de conservation et de protection, aux côtés de ses partenaires associatifs



Pour soutenir cette action vous pouvez devenir bénévole à nos côtés.


A l’aquarium vous pourrez observer des tortues à grosse tête et des tortues vertes.

Lors de l’animation qui leur est consacrée (chaque samedi à 14h30), vous découvrirez leurs particularités, les menaces qui pèsent sur elles et quelles sont les façons de les protéger…

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